L’hôpital public, comme tous les services publics, est en crise aiguë. Les salarié·e·s de l’hôpital de Chalon sont en lutte pour alerter de la situation dramatique aux urgences.
Cela ne date pas d’hier, cela remonte aux années Sarkozy, quand la droite a voté la tarification à l’activité proposée par Roselyne Bachelot, ministre de la santé. À chaque acte médical réalisé, selon son type, l’hôpital, reçoit une somme forfaitaire. Ce mécanisme a plombé les comptes des établissements publics, c’était prévu.
En se spécialisant sur les actes les plus rentables les établissements privés ont boosté leur expansion. Contrairement au public, l’État leur permet des dépassements d’honoraires conséquents et de récupérer la TVA. À l’inverse le secteur de santé public se voit imposer des suppressions de lits et des fermetures de maternités ou d’hôpitaux.
Avant la COVID déjà !
Pour rappel, juste avant la crise du Covid, le 15 février 2020, à l’initiative du PCF Grand Chalon, 200 personnes se rassemblaient dans une chaîne humaine pour protéger leur hôpital public ! (lien vers l’article).
C’était en pleine campagne des municipales, nous avions eu la surprise de voir arriver Gilles Platret et Sébastien Martin pour se montrer à l’initiative, alors que leurs amis politiques étaient responsables du mécanisme qui avait conduit à cette catastrophe. 6 ans après rien n’a changé, Macron continue les mêmes politiques, dans la santé, mais aussi dans l’éducation (80 % des Universités sont en difficultés financières) et dans tous les services publics.
L’hôpital public mais aussi la médecine libérale
À leur tour, les médecins libéraux sont en grève. Leur éthique médicale est gravement menacée par des quotas de soins imposés au nom des économies à faire, pour ne pas augmenter les impôts des millionnaires. En décembre 2021, le PCF Grand Chalon organisait un ciné-débat sur la médecine de ville et les risques de voir la pénurie de médecin de ville s’accentuer aux regards de la démographie médicale. 5 ans après, nous constatons amèrement que notre alerte était amplement justifiée et que les politiques nationales n’ont pas autorisées la formation de médecins en nombre suffisant. (lien vers l’article)
Une politique délibérée de rationnement
La droite, le RN, Gilles Platret, ses nouveaux et anciens amis gardent la même doctrine :
"Les services publics, la sécurité sociale coûtent trop cher, il faut saigner le malade jusqu’à ce qu’il meure".
Les grands groupes privés dont ils défendent les intérêts sauront nous facturer au prix fort leurs services.
Comme en 2020, le PCF Grand Chalon appelle tous les usagers à soutenir les soignants en lutte. Pour que demain, il n’y ait pas de morts, faute de soins accessibles. Pour une autre politique qui ne considère plus la santé comme un coût mais comme une dépense prioritaire, pour respecter l’égalité d’accès aux soins entre les citoyen·ne·s.
Dolorès Arnao-Marquez et Jean-Michel De Almeida
Responsables du PCF Grand Chalon
candidat·e·s sur la liste Chalon en Commun pour les élections municipales 2026
